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20/01/2013

Naissance du vers à soie

 

Le bombyx du mûrier (Bombyx mori) est un lépidoptère domestique originaire du nord de la Chine, élevé pour produire la soie. Le ver à soie est sa chenille. Le bombyx est inconnu à l'état sauvage, il résulte de la sélection par élevage appelé sériciculture.

C'est au stade de chenille que le bombyx produit la précieuse fibre sécrétée en une bave abondante qui, en durcissant, se transforme en un fil unique de soie brute avec lequel la chenille se fabrique un cocon. Ce fil mesure entre trois cents et mille cinq cents mètres de long. Il est produit par des glandes

spécialisées, dites séricigènes.

 

File:Meyers b14 s0826a.jpg

Le papillon[modifier]

Le Bombyx mori est inconnu à l'état sauvage. C'est un produit tout à fait artificiel de sélection par élevage appelé sériciculture, avec une grande variété de lignées et de races qui diffèrent par la couleur et la qualité de la soie, la dimension et la forme du cocon, le nombre de générations annuelles. Certains cocons modernes issus de la recherche génétique sont si grands et si durs que les papillons ne peuvent s'en échapper que s'ils sont aidés. C'est un papillon nocturne.

À l'état domestique où il a été réduit, le papillon femelle ne vole pas. La femelle apparait avec des ailes blanches, des antennes peu développées et un abdomen volumineux. Le mâle est plus petit avec des ailes grises qu'il agite continuellement, des antennes très développées qui lui permettent de déceler l'odeur émise par la femelle (une phéromone nommée bombykol) et favoriser ainsi l'accouplement. La femelle attend l'approche du mâle qui seul peut se déplacer. Trois jours après la fécondation, elle pond de 300 à 700 œufs (ou graines).

Les bombyx ne prennent aucune nourriture ni ne boivent à l'état adulte. Les œufs sont entièrement développés quand la femelle est au stade de la chrysalide et ils sont prêts à être émis en une ponte unique et abondante au moment où l'adulte sort de la chrysalide.

 

 

La naissance des vers à soie

 

 

Le ver est prêt à naître, on le voit par transparence

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Comme il est très petit, il mange sur les bords de la feuille ou sur les petites nervures !

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A peine sorti, il se met à manger.

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Nous mesurons la coquille vide de l’oeuf : environ 1 mm. C’est gros comme une tête d’épingle !

Glandes séricigènes[modifier]

Le long du canal intestinal et de chaque côté du corps de la chenille se trouvent deux glandes en tube composées de trois parties bien distinctes. Un tube capillaire très enroulé mesurant de quinze à vingt cinq centimètres de longueur et un millimètre de diamètre, au sein duquel la matière soyeuse est élaborée, débouche dans une sorte de sac allongé servant de réservoir et dans lequel la matière soyeuse est versée : à ce stade la substance est gélatineuse. De l'extrémité antérieure de chaque réservoir nait un second tube capillaire qui se réunit à son congénère pour ne former qu'un seul conduit de faible longueur : c'est la filière.

Dans son parcours le fil de soie de chacune des deux glandes prend de plus en plus de consistance. Les deux fils se soudent dans la filière et sont recouverts d'un vernis les préservant de l'humidité et leur donnant son brillant.

À partir de ces glandes séricigènes, on préparait le crin de Florence. Lorsque les vers sont sur le point de fabriquer leur cocon, ils sont trempés dans un bain acidulé, les glandes sont extraites puis étirées légèrement pour fabriquer un fil de trente à quarante centimètres de long. Ce fil, le crin de Florence, était utilisé en chirurgie comme fil de suture et servait à confectionner des lignes pour la pêche.

 

cocons

Le cocon/

Le ver à soie sécrète un liquide lui permettant de constituer son cocon. Une dizaine de jours après la formation des cocons, ils sont placés dans une étuve d’eau bouillante pour que le grès (matière collante qui entoure les fils du cocon) se ramollisse.
Aucun produit chimique n’est utilisé car il ne faut pas abimer le cocon.

La filature/

Lorsque les cocons sont dans l’eau, il faut les remuer constamment avec une sorte de bâton pour accrocher l’extrémité des fils.
Les fils sont très fins : il faut réunir une dizaine de fils, qui se lient par le grès, c’est ce qu’on appelle de la soie “grège“. Les fils de soie sont ensuite envoyés chez les différents fabricants de tissu.

La teinture/

Les teintures classiques représentent l’une des phases les plus polluantes du processus de production d’un vêtement conventionnel, car elles utilisent des substances nocives pour la santé et l’environnement, et nécessitent de grandes quantités d’eau. Il s’agit également d’une étape très gourmande en énergie, participant au réchauffement climatique.

Les teintures des partenaires d’Ekyog sont dites « low imp

cocon du vers à soie

 

 Le ver à soie fabrique un cocon pour se métamorphoser .Pour tisser son cocon , il décrit dans l’espace avec sa tête plusieurs dizaines de millions de huit, tout en exécrant une<<bave>>filamenteuse et visqueuse. Cela au rythme de 30 cm à la minute. Le ver à soie a 400 muscles. Le fil de soie est très résistant et il mesure 1500 à 2000  m.

après avoir fait bouillir les cocons pour en extraire le fil de soie

ensuite il faut 'n faire des écheveaux

et après le teindre

 Echeveau de Soie


 

18:44 Publié dans Blog, Coup de coeur/Coup de griffe, Loisirs/Culture, Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook | | Pin it! | | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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